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Guides · mis à jour le 3 août 2026

Comment les satellites détectent-ils les feux de forêt ?

Un feu émet un rayonnement infrarouge très différent de son environnement. Depuis l'orbite, des capteurs spécialisés repèrent ces « anomalies thermiques » — c'est la colonne vertébrale de toute carte de feux en temps réel, kanari compris.

Deux familles de satellites complémentaires

Les satellites défilants (VIIRS sur NOAA-20/21, MODIS historiquement) tournent autour de la Terre à 830 km d'altitude et voient chaque point du globe environ deux fois par jour et par satellite, avec une finesse remarquable : un pixel VIIRS fait 375 mètres, assez pour repérer un feu de quelques centaines de mètres carrés bien établi.

Les satellites géostationnaires (GOES pour les Amériques, Meteosat MTG pour l'Europe et l'Afrique) restent fixes à 36 000 km au-dessus d'un même point et re-scannent leur zone toutes les 10 minutes. Moins précis (pixels de 2 à 4 km), ils excellent à attraper tôt les feux qui grossissent vite.

Du pixel chaud à l'alerte

Les algorithmes comparent chaque pixel à ses voisins et à son historique : un point anormalement chaud en infrarouge moyen, de nuit ou par contraste avec son environnement, devient une « détection active ». Chaque détection porte une position, une puissance radiative (en mégawatts) et un niveau de confiance.

kanari agrège ces détections (NASA FIRMS, GOES, MTG), les regroupe en foyers, les croise avec les témoignages citoyens vérifiés par IA, et les affiche en 2 à 3 minutes. Le croisement satellite + témoin humain est la clé : le satellite confirme le témoin, le témoin devance parfois le satellite.

Ce que les satellites ne voient pas

Un feu très petit ou naissant peut passer entre deux passages de satellite défilant (jusqu'à 12 heures d'écart aux latitudes moyennes). Les nuages épais, la fumée dense ou la canopée peuvent masquer le signal. Un pixel chaud n'est pas toujours un feu de forêt : torchères industrielles, brûlages agricoles et même toits métalliques surchauffés génèrent des faux positifs, que les algorithmes filtrent en partie.

C'est pour combler ces angles morts que le signalement humain compte : sur kanari, un témoignage géolocalisé publié en ligne peut faire apparaître un départ de feu avant la première détection satellite.

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